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" Ma fille est morte dans mes bras "

15 décembre 2020 à 16h20 Par Emmanuel POLI
Angélique se bat pour faire interdire un chewing-gum à l'origine de la mort de sa fille

Sa fille est devenue son grand combat.

Angélique Cortot se bat pour obtenir l’interdiction de la vente des « boules magiques ».

Le 6 août dernier, à Vitry-le-François (Marne), sa fille Célia, âgée de 12 ans, est morte étouffée après avoir avalé cette confiserie qui contient un chewing-gum.

« Ma fille est arrivée vers moi en se tapant la poitrine. J’ai tout de suite compris ».

Tout en appelant les secours, Angélique et son mari tentent des gestes désespérés pour sauver leur enfant.

« On a commencé à pratiquer la manœuvre d’Heimlich, on a mis les doigts dans sa gorge, mais rien ne venait. Elle est devenue toute bleue, avant de s’écrouler devant nos yeux ».

Une fois sur place, les urgentistes du SAMU s’activent, placent un tuyau dans la gorge de l’adolescente et, au bout de 35 minutes d’effort, parviennent à faire repartir son cœur ».

Célia est transférée en urgence à Reims.

« Elle n’est jamais revenue. Son décès a été déclaré le lendemain. Tout ça pour un simple bonbon ».

A la douleur, s’ajoutent la colère et l’incompréhension.

Depuis, Angélique met tout en œuvre pour obtenir de faire interdire la vente de ces « boules magiques ».

« J’ai écrit à Brigitte Macron et une association de consommateurs. Pour le moment, je n’ai pas eu de réponse ».

Pas un cas isolé

Sa détermination est d’autant plus forte qu’elle a appris que la mort de Célia est loin d’être un drame isolé.

« De nombreux accidents surviennent chaque année. La production de ces bonbons a même été arrêtée en 1993 puis remise en route en 1997 ».

Plusieurs pétitions circulent sur les sites spécialisés, comme cet homme qui raconte que son neveu a, lui aussi, failli mourir.

La pétition d’Angélique a déjà recueilli plus de 500 signatures.

« Je veux alerter les autres parents pour que ce drame n’arrive plus, pour que notre Célia ne soit pas partie pour rien."