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Un rémois entame une grève de la faim pour alerter sur la sérophobie

Publié : 11h08 par Lisa Van De Walle

Crédit image: Champagne fm
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À partir de ce lundi 24 août, un militant rémois ainsi qu'un créateur de contenu démarrent une grève de la faim devant le palais de justice de Reims, dans le but d'interpeller sur la sérophobie.

Il s'agit de leur dernier appel à l'aide. 

Christophe Paco, militant rémois, ainsi que Nicolas Aragona (alias @supersero sur les réseaux sociaux), un militant niçois, ont pris la décision d'entamer une grève de la faim. 

Leur objectif ? Marquer les esprits et dénoncer la sérophobie dont sont victimes, au quotidien, les personnes vivant avec le VIH, entre insultes, harcèlement en ligne et jusqu'aux agressions physiques, en raison de la maladie, mais également en lien avec l'orientation sexuelle.

Ils espèrent, avec cette action coup de poing, interpeller le gouvernement afin de déployer, notamment, une campagne de prévention contre la sérophobie et une protection totale des victimes.

« On nous apprend à avoir honte d’être séropositif, à ne pas le dire [...]. Alors on se tait. Mais c’est fini de se taire, on réclame nos droits maintenant », confie Christophe Paco à nos confrères de L'Union

Cette grève de la faim a donc commencé aujourd'hui, devant le palais de justice de Reims

Sur ses réseaux sociaux, Nicolas Aragona appelle chacun et chacune à venir apporter son soutien. L'association rémoise Exaequo affiche d'ailleurs son soutien public. 

Une pétition a également été créée, toujours pour interpeller l'État. 

On vous rappelle qu'en France, ce sont environ 180 000 personnes vivant avec le VIH, dont 96 % qui sous traitement antirétroviral, ce qui rend le virus indétectable et intransmissible.