Mort de la petite Anaïs : la mère aurait tué l'enfant avant de se suicider

6 avril 2022 à 17h58 par Emmanuel P.

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Pendant son audition, le père a affirmé que son épouse refusait de se laisser appréhender vivante et que leur fille puisse être à nouveau placée

Deux jours après la découverte des corps d’une mère et de sa fille de 9 ans, sur le territoire de Loisy-sur-Marne, près de Vitry-le-François, les investigations se poursuivent.

Lors d’une conférence de presse, le procureur de la République de Reims a néanmoins présenté les premiers éléments obtenus à la suite des investigations techniques réalisées par les enquêteurs mais aussi des déclarations du père.

Le père accuse sa femme

Jérôme Mauvais affirme que c’est son épouse, qui a tué leur enfant avant de retourner l’arme contre elle.

Sa femme lui aurait indiqué à plusieurs reprises, “qu’il n’était pas question de se laisser appréhender vivants, ni que leur fille puisse être à nouveau placée. Et qu’elle préfèrerait la tuer puis se suicider dans l’hypothèse d’une intervention policière”.

Elle aurait d’ailleurs confié ses intentions à une de leurs connaissances.

Entendu par les enquêteurs, ce témoin a confirmé ces déclarations.

Jérôme Mauvais assure avoir réussi à plusieurs reprises, à la dissuader d’envisager ce passage à l’acte funeste.

Mais, il prétend ne pas avoir eu le temps d’intervenir lorsqu’elle s’est emparée de l’arme pour abattre l’enfant qui jouait dans la caravane avant de mettre fin à ses jours.

Des traces de poudre retrouvées sur les mains des deux adultes

Les investigations techniques ont permis de retrouver des traces de poudre sur les mais des deux adultes, ce qui peut s’expliquer par l’exiguïté des lieux.

Mais des traces beaucoup plus importantes ont été relevées sur les deux mains de Nathalie Lerouge.

D’autres investigations sont en cours, notamment les recherches d’empreintes digitales et d’ADN sur l’arme, ainsi que des analyses balistiques.

Garde à vue levée pour le père

Le procureur de la République de Reims n’exclut aucune hypothèse à ce stade de l’enquête mais, compte tenu de l’insuffisance d’éléments, il a décidé de lever la garde à vue du père.

En revanche, Jérôme Mauvais, qui était recherché pour l’enlèvement de l’enfant en février dernier à Auxerre, a été placé en garde à vue de ce chef.

C’est un juge d’instruction d’Auxerre qui est charge de cette partie du dossier.