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L'inspection du travail rappelle à l'ordre sur les conditions de travail des vendangeurs

Publié : 14h39 par Lisa Van De Walle

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Alors que les dates de début des vendange 2026 s'est avéré être plus précoce que prévu, l'inspection du Travail en profite pour rappeler les conditions de base dans laquelle les salariés doivent travailler.

Cette année, le ministre du Travail et des Solidarités, avec le système d'inspection du travail, a publié un guide rappelant la réglementation de base concernant les conditions de travail, mais aussi et surtout d'hébergement, lors des vendanges dont le début approche étonnement à très grand pas. 

Il est rappelé que les salariés doivent vivre dans des logements décents, et non sous tente par exemple, dans des pièces dont la superficie est adaptée au nombre de travailleurs, des logements qui respectent la vie privée des hommes et des femmes, qui restent éloignés des lieux de travail et des lieux où seraient entreposées des substances toxiques, et bien sûr qui sont aux normes de sécurité. 
Les hébergements doivent aussi bien sûr être déclarés officiellement sur le site du gouvernement. 

Évidemment, au vu du contexte climatique plus que délicat cette année, il est également très important de respecter les conditions de travail des vendangeurs pendant les périodes de fortes chaleurs.
Il est ainsi obligatoire de maintenir des locaux de travail à une température adaptée (et ce en toute saison), mais aussi d'enforcer la protection des travailleurs en extérieur, et de mettre en place des mesures spécifiques selon les niveaux de vigilance météo définis par Météo-France. À savoir que le droit de retrait peut également être exercé. Si un salarié estime que les fortes chaleurs représentent un danger grave et imminent pour sa santé ou sa sécurité, il peut quitter son poste dans les conditions prévues par le Code du travail.

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Crédit photo : l'Union.

Il est important de rappeler ces mesures qui sont en place pour le bien-être et la dignité des travailleurs.
Surtout à la suite de l'affaire des « vendanges de la honte » qui a eu lieu en 2023, à Nesle-le-Repons, dans la Marne. Un réseau d'esclavage moderne y avait été découvert par l'inspection du travail.
L’enquête avait révélé que 57 travailleurs saisonniers étrangers, majoritairement en situation irrégulière, vivaient dans des conditions de vie indignes : nourriture avariée, matelas à même le sol, douches insalubres avec peu d’eau chaude, sanitaires et espaces communs dans un état déplorable, ou encore une installation électrique dangereuse. 

Cette affaire avait fait couler beaucoup d'encre, et cela a accentué la vigilance du gouvernement concernant les conditions de travail des vendangeurs.