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C'est définitif, le Cormontreuil Tennis Club ne sera plus

Publié : 18h11 par Théotime Léon-Leverd

Crédit image: Théotime Léon-Leverd - Champagne FM
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Le Cormontreuil Tennis Club (CTC) va devoir quitter les infrastructures communales le 1er septembre prochain. Ce vendredi, lors d'une mobilisation qui a réuni plus d'une cinquantaine de personnes, la suite de l'aventure a été abordée. Une lueur d'espoir persiste.

C'est l'épilogue de plus de dix jours de casse-tête, de recherche de solutions, d'échanges de textos, de courriers, de mail mais surtout, d'inquiétudes... Ce vendredi 17 juillet, un mélange de nostalgie, de fierté, de déception et de colère plânait sur les courts du Cormontreuil Tennis Club. Des commentaires de soutien affichés sur les vitres, des dessins de jeunes licenciés, des vidéos de joueuses professionnelles passées par le club tournant en boucle.

En septembre prochain, l'un des plus grands clubs de tennis de la région ne sera plus. Ses 900 licenciés, sa douzaine de professeurs et ses bénévoles devront trouver un autre point de chute à Reims (ou ailleurs). Encore faut-il trouver la motivation. "Cela n'encourage pas à être bénévole", peut-on entendre au milieu de la foule. "On est orphelins", raconte une licenciée. Un ensemble de "dégâts collatéraux", comme l'évoque Benoît, un habitué des cours du mardi, qui n'ont pas été pris en compte dans les décisions de la mairie de Cormontreuil.

La génèse

A l'origine, un différend entre la mairie et le club de tennis sur l'activité padel au V.O2 de Cormontreuil. Volontaire pour encadrer la partie technique et sportive, le CTC souhaitait s'engager dans cette aventure, laissant la partie "business" (restauration, réservation des terrains, etc.) à la mairie. 

C'est à ce moment que cette dernière a demandé à David Collot, le président du CTC, de lâcher son directeur sportif, Freddy Leban. Inacceptable pour le dirigeant. Un premier recommandé de la mairie adressé au club demandait de lâcher sept terrains sur les neuf actuels. Finalement, un second recommandé enfoncera complètement le clou : aucun des terrains ne leur sera accordé à la rentrée. Jeu, set et match.

Une nouvelle association va poser ses valises, avec Anthony Petit à sa tête - un personnage bien connu du tennis rémois.

Contactée, la mairie de Cormontreuil n'a pas répondu à nos sollicitations. 

Le CTC est mort, vive le CTC !

Ce vendredi, le plan A, qui était de trouver un accord amiable, avait été balayé. "On nous a massacré", raconte David Collot. Le plan B, quant à lui, prend forme. Un plan qui va se dérouler en deux étapes.

Dans un premier temps, le CTC va délocaliser son activité au sein de la structure du CREPS de Reims, une solution proposée par la Région Grand-Est. En revanche, seuls 40% des cours seront maintenus. "Nous avons un volume d'une quarantaine d'heures disponible au sein de la structure. Cette solution déplaisait à Freddy (Leban) puisqu'elle implique de faire des choix et une sélection sur les cours que nous maintiendrons ou non", évoque David Collot.

La saison sportive 2026/2027 est celle de la transition pour le CTC. Transition vers un autre club rémois en l'occurence. A terme, le club transfèrera son patrimoine sportif dans d'autres structures locales. Mais la priorité reste la compétition : l'équipe féminine évoluant en Pro A, le plus haut niveau national, doit être inscrite au plus tard le 22 juillet. David Collot en a discuté avec Arnaud Robinet, le maire de Reims. "La ville de Reims a un projet sportif, il faut étudier les différentes pistes pour nos équipes en compétitions mais aussi pour l'ensemble de nos licenciés".