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« Je me reconnais même plus », le quotidien d’Audrey avec le SOPK.

Publié : 15h53 par Mélissa Krantz

Crédit image: Audrey's Diary
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Originaire de Magenta, dans la Marne, Audrey, 37 ans, vit avec le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une maladie hormonale encore mal connue.

«  Lorsqu’on me l’a annoncé, c’était l’incompréhension la plus totale. J’étais perdue. Je ne savais pas ce que c’était. » Audrey a 37 ans. Originaire de Magenta, dans la Marne, elle a vu sa vie radicalement changer il y a douze ans.

C’est lors d’une visite médicale, après de nombreux examens, que le verdict est tombé : Audrey souffre du syndrome des ovaires polykystiques, plus communément appelé le SOPK. Une maladie hormonale qui touche entre 6 et 13 % des femmes en âges de procréer. « C'est  une accumulation de follicules immatures dans les ovaires.C’est la cause numéro une d’infertilité en France », explique Audrey.

C’est une prise de poids importante, des douleurs pelviennes et l’absence de règles qui ont amené la Marnaise à consulter un endocrinologue.

D’une femme à l’autre, le SOPK peut se manifester de manière plus ou moins importante. Le syndrome se caractérise par l’hyperandrogénie, une pilosité excessive sur des zones dites masculines, l’alopécie androgénique (perte de cheveux) et la prise de poids, l’un des symptômes les plus récurrents. 

 



Outre l’aspect esthétique, le syndrome provoque également fatigue chronique, anxiété et  dépression. «  Je ne me reconnais plus, J’ai l’impression d’être une autre personne. Ma vie a changé. Je ne peux plus travailler », insiste Audrey.  « Il faut le vivre pour le comprendre. La fatigue chronique, l’épuisement mental et physique, c’est une horreur à vivre, et je ne supporte pas qu’on me traite de flemmarde juste parce que je souffre des symptômes liés à mon syndrome. » déplore la jeune femme.

 

 

Il y a six ans, la trentenaire a décidé de se lancer sur les réseaux sociaux. « J’en avais besoin  pour vider mon sac. » Une manière également de sensibiliser le grand public au SOPK et d’aider, à sa manière, les femmes touchées par le syndrome. « J’aurais aimé avoir quelqu’un qui me représente, et surtout qui représente un cas sévère », explique-t-elle. « À l’époque de mon diagnostic, les témoignages étaient rares. Je veux montrer que j’existe, et montrer aux femmes concernées qu’elles ne sont pas seules face à la maladie. »

Aujourd’hui suivie par plus de cent mille abonnés, sa visibilité lui vaut parfois quelques commentaires malveillants, mais la jeune femme est habituée à la critique. «  Je fais avec. Et depuis que je me suis lancée, les retours positifs sont importants. De nombreuses femmes se sont fait diagnostiquer après avoir vu mes publications. C’est juste ma plus grande satisfaction d’aider », conclut Audrey avec émotion.