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Un coup de jeune à la MARPA de Juniville!

Publié : 18h21 par Melissa Krantz

Crédit image: Violaine Bonnard
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À Juniville, dans les Ardennes, les enfants de la crèche retrouvent les résidents pour partager des activités. Peinture, gym douce, goûters et musique : des moments simples imaginés par Violaine Bonnard.

Ils ont entre  18 mois et 3 ans, et chaque semaine, ils enfilent leurs chaussures, traversent le jardin et, en moins d'une minute, retrouvent leurs « papys-mamies ».

Les enfants de la micro-crèche « Au fil des âges », située à Juniville, dans les Ardennes, se rendent à la la Maison d'Accueil Rurale pour Personnes Agées Lucie Gabreau , pour partager des activités avec les résidents.
Porté par Violaine Bonnard, il s’agit d’un projet de  crèche intergénérationnelle qui a vu le jour en 2021. « C'est la réalisation d'un rêve, raconte-t-elle. J'ai toujours aimé les enfants, particulièrement le monde de la petite enfance ; donc, je voulais créer un petit cocon pour eux. Et j'aime aussi l'humain, le partage. Je me suis dit : pourquoi ne pas apporter également du bonheur aux personnes âgées en créant du lien ? »
Un lien qui passe par des moments simples : atelier peinture, collage, pâte à modeler, gym douce, goûters, et toujours de la musique en fin de séance. « On crée des petits moments  conviviaux. Peu importe ce qu'on fait, l'idée, c'est vraiment le partage. »  

 

 

Saluée par les parents, cette initiative apporte beaucoup à l’enfant qui apprend à connaître la personne âgée, à croiser sans crainte un fauteuil roulant ou un déambulateur. « Ils apprennent le respect, l'ouverture d'esprit, la bienveillance », résume Violaine Bonnard. Les tout-petits y gagnent aussi en patience : « Quand ils arrivent, ils sont un peu foufous, et ils apprennent la patience avec les personnes âgées. »

 

 

Pour les résidents, ces moments de partage permettent aussi de rompre l'isolement et de les sortir de leur routine. « Ça leur fait beaucoup de bien, puisqu'ils sont souvent seuls. Souvent, les familles sont loin, tout le monde travaille… Quand on arrive, on leur apporte du positif. » Les enfants font aussi remonter des souvenirs ; les résidents évoquent leurs propres enfants et petits-enfants.  Je pense que ça les apaise et que ça leur fait du bien. »

Violaine Bonnard espère voir cette initiative se reproduire dans d’autres structures de la région.  « Je trouve que ce n'est pas assez fait, et pourtant c'est plutôt simple », plaide-t-elle.